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HOUZZ : Projet Ginoux

Avant/Après : 3 mois pour rénover un duplex en toute confiance

À Montrouge, une famille donne les clés de son duplex à une société tout corps d'état : 3 mois après, elle est bluffée !

Ce jeune couple habitait depuis des années aux quatrième et cinquième étages d’un bel immeuble 1920, en plein centre de Montrouge. Avec l’arrivée de leurs deux enfants – qui depuis ont bien grandi – le duplex manque cruellement d’optimisation. Les propriétaires rêvent d’une rénovation complète mais comment s’y prendre pour faire rénover le duplex lorsque l’on vit à l’intérieur ? À quels professionnels confier le réagencement de son intimité ? Et quel budget prévoir ? Ce couple frappe à la porte de la société de travaux Ojeda Group Btp toute proche de là. La gestion familiale de l’entreprise tout corps d’état, installée à Montrouge depuis deux générations, les rassure. Et l’accompagnement sur mesure offert ainsi que des prix tirés finissent par les convaincre. Angelo Ojeda, conducteur de travaux au moment de cette rénovation, et désormais jeune directeur de la société fondée par son père Roberto Ojeda, revient sur ce chantier de trois mois, émaillés de quelques défis techniques enthousiasmants.



Avant. « Grande cuisine et petit salon » résumait le principal souci de ces propriétaires. Au premier niveau, la chambre mal organisée servait de stockage d’étendoir à linge. Le cabinet de toilette, trop étroit, était utilisé comme une buanderie-cagibi. Angelo Odeja se souvient des principales requêtes de ces clients : « Ils attendaient en particulier une reconfiguration de la pièce de vie et de la cuisine, l’aménagement d’un bureau pour télétravailler et, à l’étage, l’optimisation du fonctionnement des trois chambres sous combles. » Pour limiter la durée pendant laquelle les propriétaires devaient quitter leur logement, un planning des travaux a été décidé avec l’architecte en séparant les interventions sur les deux niveaux. La maîtrise du calendrier était une priorité. Pour tout ce qui est des affaires présentes dans l’appartement, la société Ojeda s’est occupée de tout. « Nous avons du réseau avec des sociétés de déménagement et garde-meubles et trouvons des solutions pour toute problématique. Nous avons même été jusqu’à prendre en photos les bibliothèques d’origine, caissons par caisson, pour pourvoir ranger les livres dans leur ordre précis à la fin du chantier. Nous sommes également là pour faciliter l’accès aux travaux », explique-t-il. Après. Pour faire face à cette rénovation lourde avec redistribution de l’espace, l’architecte DE-HMONP Neïla Saïdi, de l’agence Ad Astra Architecture, partenaire et amie de la société de travaux familiale, a fourni un accompagnement complet. « Sur les rénovations d’envergure, nous concevons toujours en duo avec des architectes ce qui nous permet de savoir immédiatement si les solutions envisagées et les matériaux pressentis entrent dans le budget de nos clients. Ma sœur, architecte DE, travaille en interne, et nous faisons également appel à des partenaires comme Neïla », affirme Angelo Ojeda.


« Chaque soir, lorsque les enfants rentraient de l’école, laes parents avaient le droit au même cérémonial. Les manteaux et chaussures volaient et restaient là, devant la porte », commence-t-il. La raison était simple : il n’y avait aucune entrée dans cet appartement, et absolument rien pour ranger les affaires dans cette pièce… Pour remédier à ce problème, l’architecte Neïla Saïdi a proposé de créer un sas d’entrée avec des colonnes de rangement toute hauteur et, dans la continuité, une banquette sur mesure pour dissimuler les chaussures. « Nous avons également déplacé la chaudière à condensation dans une des colonnes et caché le tableau électrique », ajoute Angelo.



La menuiserie a été réalisée dans l’atelier d’Ojeda, en médium peint. Cette société met un point d’honneur à privilégier les circuits courts et ne pas céder aux sirènes d’une fabrication étrangère. « Ce qui nous a permis de tout livrer en temps et en heure malgré les confinements successifs liés à la pandémie », nous glisse le pro.

Pour ventiler le budget au plus juste, une verrière standard a été utilisée ici pour faire circuler la lumière dans l’entrée, même s’il arrive à la société d’en réaliser sur mesure. « Le châssis standard imposait de concevoir au millimètre le mobilier d’entrée pour pouvoir l’adapter parfaitement. Elle a été arrimée en partie haute dans les montants du faux plafond créé dans l’entrée pour intégrer des spots », note Angelo.


Le salon a pris la place de la salle à manger, ce qui a tout changé pour cette famille en termes de confort de vie. L’ancien salon d’environ 10 m² ne permettait pas d’installer un canapé. Aujourd’hui la famille peut profiter d’un avantageux modèle d’angle. L’architecte a déterminé avec la famille des couleurs claires afin de conserver un maximum de lumière. Quelques notes colorées sur les coussins ont permis de créer un lien avec le mobilier existant, comme les deux fauteuils avec motifs oiseaux.



La cuisine a été déplacée derrière la bibliothèque, dans la petite pièce qui servait auparavant de salon. Pas question d’imaginer le décloisonnement ici, car la cloison était porteuse, enfermant des conduits de cheminée.


« Décloisonner la cuisine sur le séjour aurait d’ailleurs empêché de nous acquitter de notre autre grande mission dans cet appartement, à savoir créer un maximum de rangements. Comme nous avons rendu à la chambre du bas son rôle, il nous fallait des murs pour créer un volume de rangements suffisant pour cette famille de gros lecteurs », souligne Angelo.


Plusieurs bibliothèques ont été créées sur mesure sur l’ensemble des murs disponibles. L’une, face aux colonnes de rangement de l’entrée pour cacher la porte des WC condamnée. Les deux autres, dans le séjour, y compris derrière l’escalier existant.

La bibliothèque principale – qui sert également de meuble TV – a été réalisée en kit par la société Ojeda à partir de médium, puis montée et peinte sur place au pistolet. « Un mode de fonctionnement pratique pour ne pas encombrer le chantier et aller vite au montage », nous glisse Angelo. L’architecte, en quête d’optimisation, a fait courir la bibliothèque en partie haute de la porte de la cuisine, de sorte à créer une arche aussi pratique qu’esthétique.


La cuisine d’origine en parallèle, avec son petit passage central, était désagréable pour cuisiner à deux ou avec les enfants et peinait à offrir assez de rangements pour la famille. Une fois encore, l’analyse du budget a induit des choix pour parvenir au meilleur résultat possible : « Celui de faire appel à une cuisine Ikea recouverte par un plan de travail en granit. Il a été installé par un spécialiste tandis que nous nous sommes occupés de poser les dalles de grès cérame anthracite de la crédence et du sol », détaille Angelo à qui il arrive néanmoins, sur d’autres chantiers, de réaliser des cuisines entièrement sur mesure.


Comme souvent dans les anciens immeubles, la rénovation du sol a représenté un défi de taille. La famille souhaitait que le parquet ancien, noirci, soit rajeuni. Dans la cuisine, il fallait également remplacer les lames manquantes au niveau de l’ancienne cheminée et intégrer un bandeau de carrelage le long des éléments pour un entretien facilité. « Nous avons poncé et vitrifié le parquet en chêne massif. Au niveau des manques, il a fallu retrouver du parquet ancien et le mettre à niveau avec le parquet d’origine car il n’était pas de même épaisseur. Au niveau de la zone carrelage, nous avons ôté les lambourdes et coulé une chape. Ce qui a nécessité de couper le parquet avec un laser afin de créer un espace bien orthogonal pour placer les dalles de grès cérame. Et surtout, il a fallu calculer le retrait exact pour que les dalles parviennent au niveau du parquet. Pour faire une jolie finition, nous avons intégré un profilé laiton en T que nous avons posé à l’envers afin de créer un liseré très fin », détaille Angelo Ojeda.


Dans la salle de bains, des choix de qualité ont été faits par la famille qui a souhaité du mobilier sur mesure en chêne massif et des finitions en grès cérame sur le sol et jusqu’en haut des murs. « La colonne de rangement près de la fenêtre dissimule le lave-linge et le sèche-linge, avec une séparation au centre et, un autre logement haut où le propriétaire range ses outils », précise Angelo.


Voici le cliché dont le pro est le plus fier car il reflète le défi de son équipe pour parvenir à répondre à un souhait très cher de la famille : « une douche à l’italienne avec accès walk-in, sans ressaut ! », précise-t-il. La famille désirait en effet, une douche tout ouverte, sans aucune marche, comme dans les hôtels. Mais du rêve à la réalité, difficile de pouvoir évacuer une douche correctement sans la surélever dans les anciens immeubles. « Nous avons décaissé le sol au maximum, pour faire des recherches sur la colonne montante de l’immeuble afin de créer un raccord le plus bas possible », relate Angelo. On note également le gros travail de calepinage du carrelage. « Ce sont dans ces détails de pose parfaite et des finitions haut de gamme que nous tentons de nous démarquer même si nous soignons également tout ce qui ne se voit pas », affirme l’artisan.


En haut de l’escalier, une zone ouverte, permettant la circulation vers les chambres, n’avait pas été aménagée jusqu’alors. Comme l’ont souhaité les propriétaires, elle a été repensée comme un bureau double destiné aux enfants. « Avec les confinements, les propriétaires se sont d’ailleurs approprié l’espace pour télétravailler », affirme le pro.

Le bureau se présente comme une boîte en chêne lamellé collé « pour une grande résistance à un prix correct », précise-t-il. Une fixation invisible a été installée derrière la panne intermédiaire et la solidité de l’ouvrage renforcée avec deux pieds.


En prolongement du bureau, une seconde zone ouverte a été aménagée comme salon/salle de jeux pour les enfants. Des placards placés dans la soupente permettent de ranger les jeux. Leurs façades miroir agrandissent l’espace. La chambre des parents avec son grand dressing attenant n’a pas été modifiée mais repeinte, comme le reste des pièces.


Le plus gros changement a été réalisé dans la grande chambre du fond. Pour que les enfants aient chacun leur espace privatif, elle a été scindée en deux.



Enfin, la salle de bains de l’étage, existante elle aussi, a été repeinte et modernisée par le changement de la robinetterie et l’adjonction d’une zone de carrelage protectrice sur le contour de la baignoire d’angle.



Trois mois après le début des travaux, la famille bluffée, a pu se réinstaller dans un appartement prêt de A à Z, mobilier et affaires personnelles remis en place. Le budget de 70 000 euros, bien que conséquent, reste néanmoins une très belle affaire à moins de 800 euros du mètre carré la rénovation quasi intégrale. « La famille a économisé dans les 15 000 euros car l’électricité était en état », estime le professionnel qui indique que plomberie et électricité restent les postes coûteux d’une rénovation intégrale.


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